He who thinks he knows such a painting perfectly, is surprised to learn about the existence of a detail that had previously escaped him.
A petit pan de mur jaune (literally, a small section of yellow wall) so splendidly executed that its beauty appears to be self sufficient. Denying his poor health, he hastens to verify in person this gap in his knowledge.
It is commonly admitted that the whole is more than simply the sum of its parts, such as a family is more that the addition of its members. In some cases one part stands autonomous to a point where it can eclipse that which contains it and does not have to answer to the whole anymore. Here, the image of a small section of blue wall. There, a fuel stain on the asphalt.
A detail, supposedly invisible and vaguely ornamental, may distract the viewer from the whole and ironically re-appropriate for itself the gaze originally intended for the latter. The whole is public, the detail is a private entity.
Bergotte, contemplating what he has overlooked, measures what he may have missed all his life. As an awakening of the senses, he realizes the profundity of colors and the depth of perspectives. In a fit of giddiness he concludes in disillusion that his books are too dry and that he should have given to each of his sentences a beauty that resonated with self-sufficiency. He collapses and dies. – Clement Delepine
Lui qui croyait parfaitement connaître ce tableau, est étonné d’apprendre l’existence d’un détail qui lui avait échappé. Un “petit pan de mur jaune” si sublimement exécuté que sa beauté se suffit presque à elle même. Niant sa santé précaire, il se presse d’aller vérifier les défauts de sa mémoire.
Il est communément admis que le tout vaille plus que la somme de ses parties, qu’une famille par exemple soit plus que l’addition des membres qui la composent.
Néanmoins, Il est des cas ou la partie prend a une existence autonome…au point de pouvoir éclipser ce qui le contient et ne plus lui rendre compte. Ici un petit pan de mur bleu, là une tâche d’essence sur l’asphalte.
Le détail, entité supposée invisible, vague et ornementale détourne parfois ironiquement l’attention et concentre sur lui le regard au détriment de l’ensemble. L’ensemble est public, le détail est intime.
Bergotte contemplant son oubli prend alors la mesure d’à côté de quoi il est passé tout au long de sa vie. Comme un éveil des sens, il réalise prend la profondeur des couleurs et de l’épaisseur des perspectives. Dans un étourdissement, il conclut désabusé que ces livres sont trop secs, qu’il aurait du donner à chacune de ses phrases une beauté qui se suffise à elle même. Il s’écroule et meurt. – Clement Delepine
Text: Clement Delepine
Photos: Aurélien Arbet and Jérémie Egry - 2011














